Durant ces 20 dernières années, le Togo ne réussit pas à sortir du lot des pays les plus corrompus au monde. Les signaux sont toujours au rouge à chaque rapport de Transparency International, à l’instar celui que l’organisation vient de publier ce matin. Le pays de Faure Gnassingbé traine toujours le pas, synonyme du seul exploit réalisé par le fils du père durant son règne : maintenir le Togo dans la corruption.
Commission nationale de lutte contre la corruption (CNLC), Haute autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées (HAPLUCIA) et finalement Haute autorité pour la transparence et l’intégrité dans la gestion publique (HATIC). Au Togo, les commissions de lutte contre la corruption se créent comme des champignons poussent au coin de la rue. Mais elles se ressemblent par leur inefficacité à lutter véritablement contre le phénomène.
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Les initiatives ne manquent pas. En dehors de ces commissions, le Togo s’est doté d’un nouveau Code pénal en 2015 qui a créé 11 infractions liées à la corruption (Art 594 à 621). Il y a également la Coordination de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE TOGO) pour la transparence dans le secteur minier (prévention de la corruption). Ensuite les deux chambres administratives à la Cour d’Appel de Lomé et Kara pour les plaintes contre les officiels et enfin le renforcement des prérogatives de la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH).
Malgré l’existence de toutes ces mécanismes, « au Togo, la corruption a toujours existé et au cours de ces dernières années, elle s’est amplifiée et est devenue une réalité qui mine la vie sociale, économique et politique du pays », selon un rapport de Centre for Civil and Political Rights (CCPR).
Selon le rapport de Transparency International rendu public ce mardi 10 février 2026, la corruption reste endémique au Togo. Le pays a obtenu un score de 32 points sur 100 cette année, ce qui le place au 120e rang sur 182 pays.
Le document indique qu’il n’y a pas de changement par rapport à l’année dernière, ce qui veut dire que les autorités togolaises, en dehors des tapages médiatiques et les changements de nom des commissions, n’ont rien fait pour endiguer le phénomène qui continue son chemin dans le pays.
Selon le Baromètre mondial de la corruption (BMC) cité par Tranparency International, 57% des Togolais pensent que la corruption a augmenté au cours de ces 12 derniers mois. 32% des usagers des services publics ont versé un pot-de-vin au cours des 12 derniers mois.
Plusieurs facteurs sont derrière l’augmentation du phénomène. Il s’agit de l’impunité des actes de corruption et la faible application des lois anti-corruption, les lourdeurs administratives et la petite corruption dans les services publics, la faible capacité des pouvoirs publics à neutraliser les réseaux de blanchiment de capitaux et une vulnérabilité élevée des assujettis, l’absence de coordination entre les organes de l’Etat chargés de lutter contre la corruption, la fragilisation de l’Etat de droit.
Il y a en outre l’inefficacité des institutions mises en place pour lutter contre la corruption, y inclus HAPLUCIA et ITIE Togo, et leur manque d’indépendance. Egalement l’absence d’une loi de protection des lanceurs d’alerte et l’absence de l’adoption du projet de loi-cadre anti-corruption, qui existe depuis plusieurs années.
Que ce soient Centre for Civil and Political Rights (CCPR), le Baromètre mondial de la corruption (BMC) ou Transparency International, des recommandations ont été toujours formulées à l’endroit des autorités togolaises qui, visiblement, les mettent dans les tiroirs.
Source: lalternative.info















