Vendredi dernier, Standard & Poor’s Global Ratings a relevé la note du Togo d’un niveau, passant de B à B+. L’engagement des autorités togolaises à maîtriser le déficit budgétaire et les réformes annoncées sont-ils suffisants pour mériter cette hausse ?
Cette information est traitée par @RFIAfrique avec une telle insistance et d’emphase ce week-end, comme s’il s’agissait d’une performance exceptionnelle. Concernant le Togo, RFI devrait faire preuve d’un peu plus de retenue dans le traitement de cette information.
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Sans améliorer son économie significativement, le Togo est coutumier de la collecte (avec forte présomption d’achat) de récompense.
Par ailleurs, le dernier rapport de l’OCDE met en évidence la faiblesse structurelle de l’économie togolaise.
En Octobre 2019 l’évaluation Doing Business a classé le Togo « meilleure performance économique africaine. » Deux ans plus tard, la Banque Mondiale abandonne ce programme. Le chef économiste de l’institution, Paul Romer, devenu prix Novel, a dénoncé ce programme le qualifiant de manque d’honnêteté intellectuelle.
En Août 2011, cette agence avait baissé la note des Etats-Unis de AAA a AA+, en justifiant que son programme économique était « insuffisant pour stabiliser la dette des Etats-Unis à moyen terme. » S & P avait alors été accusé de tomber dans le « piège des jugements politiques. »
S & P, de toute évidence, est tombé dans le piège du mirage économique togolais.
Nathaniel Olympio

















