À Togo, une nouvelle étape judiciaire s’ouvre dans l’une des affaires criminelles les plus sensibles de ces dernières années. Le procès en appel de Félix Abalo Kadangha, ancien chef d’état-major des Forces armées togolaises, a débuté lundi devant la justice militaire à Lomé.
Ce procès, très attendu, est directement lié à la mort du colonel Toussaint Bitala Madjoulba, abattu dans son bureau au camp militaire de Lomé dans la nuit du 3 au 4 mai 2020. Le drame s’était produit quelques heures seulement après la cérémonie d’investiture du président Faure Gnassingbé.
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Près de six ans après les faits, l’identité de l’auteur du tir mortel demeure inconnue. L’enquête avait toutefois permis d’identifier l’arme du crime, et des expertises avaient été confiées à des spécialistes ghanéens et français. Malgré cela, les informations officielles sont restées rares, alimentant interrogations et frustrations, notamment au sein de la famille du défunt qui dénonce la lenteur de la procédure.
Dans le cadre de cette affaire, Félix Abalo Kadangha avait été condamné à 20 ans de réclusion criminelle. Les charges retenues contre lui incluent complot contre la sûreté de l’État, complicité d’assassinat et entrave à la justice.
Arrêté en janvier 2023, il avait été jugé en novembre de la même année avec six autres militaires. Parmi les accusés, l’ancien chef d’état-major a écopé de la peine la plus lourde.
Ses avocats contestent vigoureusement la décision rendue en première instance. Ils dénoncent un procès « entaché de vices de procédure » et un dossier qu’ils estiment insuffisamment étayé par des preuves matérielles solides.
L’ouverture de la procédure d’appel représente donc, pour la défense, l’occasion de remettre en cause les fondements du verdict et d’obtenir un réexamen complet des faits.
Au-delà du sort judiciaire de l’ancien chef d’état-major, ce procès continue de susciter une forte attention dans l’opinion publique. L’assassinat d’un haut gradé au sein même d’un camp militaire, dans un contexte politique particulier, reste un événement inédit dans l’histoire récente du pays.
L’évolution de ce procès en appel pourrait ainsi contribuer à éclairer — ou à prolonger — les nombreuses zones d’ombre qui entourent encore la mort du colonel Madjoulba.
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