Un infirmier auxiliaire a été arrêté sur ordre du préfet à Guérin-Kouka. Youlkidiname Dankour, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est gardé à vue, depuis le 2 juillet 2021, à la gendarmerie pour avoir « refusé de réaliser une expertise médicale pour décès dans le village de Kissamossime (situé à une dizaine de kilomètres de la ville), par manque de déplacement ».
Voici les faits relatés par le point focal SYNPHOT Dankpen, relayés par Nouveaureporter
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« C’est hier (le 1er juin), le préfet a appelé notre DPS (Ndlr : DPS est le Directeur des Prestations de Services) comme quoi, un peulh s’est pendu en brousse et qu’il fait envoyer un élément pour l’expertise. Notre infirmier auxiliaire a dit qu’il n’a pas de carburant (moto) pour y aller. Le DPS a donc choisi un autre infirmier qui a été et a fait le travail. Le préfet a appelé le DPS lui demandant pourquoi l’infirmier n’est pas encore arrivé, c’est là le DPS lui disait que l’élément qu’il avait envoyé avait refusé. Le préfet a demandé le nom de celui qui a refusé d’aller faire l’expertise. C’est après qu’on m’a informé qu’on est venu chercher notre camarade », a expliqué le point focal SYNPHOT Dankpen.
« Le lendemain, la gendarmerie est venue voir l’infirmier (qui était de service pour descendre samedi matin) qu’elle voulait l’élément pour un travail. Arrivée la gendarmerie notre collègue est gardé à vue. Le bureau préfectoral de l’ANIIT a été saisi. Une fois saisi, nous sommes allés aux informations chez l’intérimaire qui nous a dit tenu informé. Après le bureau préfectoral a saisi le DPS qui après discussion avec le juge et le préfet dit que le juge dit qu’il va gérer l’affaire », a-t-il poursuivi.
Le SYNPHOT s’insurge contre cet état de fait d’un autre siècle et demande la libération immédiate du camarade, tout en rappelant qu’il y a des dispositions légales et administratives pour régler de pareilles situations. Des actions d’envergure nationales seraient envisagées si le camarade n’est pas libéré
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