L audition du général Félix Kadanga s est poursuivi aujourd’hui à la barre . Il lui est essentiellement reproché deux infractions. La première le complot contre la sûreté intérieure de l État et l entrave au bon fonctionnement de la justice. La infraction concerne les tractes qu il a demandé au Colonel Ali Kodjo de confectionner et de distribuer aux troupes. Ces tractes incriminent les colonels Massina Sogoyou d être les auteurs de l assassinat de Madjoulba. Pour le Parquet ces tractes étaient destinés à soulever les troupes et déstabiliser les institutions de la République. Le général tout eb reconnaissant avoir ordonné la confection et distribution de ces documents, précise que l intention n était pas de déstabiliser les institutions mais de répondre au duo Massina et Sogoyou qui ont distillé des informations dans l.opinion selon lesquelles c est lui le responsable de la mort de Madjoulba. S eb est suivi des questions et réponses.
Ensuite les CDT Atekpe et Boue sont passé à la barre. Ils sont accusés de l infraction d entrave au bon fonctionnement de la justice. Il est leur est reproché la mise en place d une commission d enquête parallèle à la commission officielle mise en place par le chef de l état. Les deux officiers se sont défendus en disant qu ils ont agi dans le cadre d une commission crée par décret par le président de la République lui même avant l assassinat de Madjoulba. Et cette commission antérieure au drame avait pout mission d élucider certaines affaires y compris les drames au sein de l armée. Cette commission dont ils sont membres rends compte directement au CEMG et au Chef d État major particulier du Président. Ils ont donc agi légalement et ne reconnaissent aucune entrave au bon fonctionnement de la justice. Ici aussi il y a eu des questions et réponses.
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Il y a eu ensuite un débat qui a embarrassé le Parquet. La commission spéciale a été crée trois jours après l assassinat. Mais déjà le 4 mai, le procureur de la République qui poursuit aujourd’hui s était déjà déplacé sur les lieux du crime. Mais ils ont attendu jusqu au 8 mai pour mettre en place la commission. Pendant ces 4 jours de flottement, le lieu du crime a été souillé par plusieurs individus qui y défilaient et qui auraient ou ont pu effacer des traces . Or le code de procédure penal est formel. En de pareil circonstance, le Parquet a l obligation de sécuriser le lieu du crime jusqu’à la fin des enquêtes. La question que les avocats de la défense ont posé à la barre est de savoir comment un procureur qui n a pas pu sceller les lieux d un crime vient poursuivrez d autres personnes pour entrave au bon fonctionnement de la justice ? Nul ne peut être victime de ses propres turpitudes.
Enfin une touche d humour pour terminer ce résumé. Le chauffeur de Madjoulba Songuine était aussi à la barre. Il disait des choses que le général n appréciait pas . Et Me Anani l avocat de Songuine de demander au Général si son client ne pouvait pas être son chauffeur. Et le général de répondre sur un ton d autorité : » Lui vilain comme ça peut être le chauffeur de qui ? » Juste après la CEET a pris son courant empêchant la suite de l audience. Rendez vous lundi pour la suite du procès. FIN
Fèrdinand AYITE
















