Plus d’une centaine de communes inutiles, gestion des mairies sous tutelle d’un ministre, guéguerre au sein des conseils municipaux, inertie et paralysie sont les caractéristiques de la décentralisation à la sauce du régime Rpt/unir. La conséquence immédiate est que les villes togolaises restent et demeurent sales, les infrastructures routières et sociales sont en délabrement. Le Togo sans les élections locales et le Togo avec des élus locaux portent le même visage.
Sous la pression des partenaires internationaux, le régime cinquantenaire Rpt/unir s’est finalement résolu à organiser des premières élections locales le 30 juin 2019 après plusieurs dizaines d’années de statu quo. Le mandat de ces premiers élus locaux s’étant expiré en 2025, de nouvelles élections ont été organisées il y a bientôt 6 mois.
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Comme toutes les élections organisées sous le régime de Faure Gnassingbé, il n’y a pas de place pour ses adversaires. Les résultats sont techniquement calculés et programmés pour permettre à la dictature de se maintenir aisément.
Et le premier facteur fondamental de cette programmation politique est le découpage absurde du Togo en plus d’une centaine de communes. La petite ville de Lomé en est la parfaite illustration.
En lieu et place d’une décentralisation politique, Faure Gnassingbé réalise un morcellement territorial
Avec Faure Gnassingbé, la décentralisation s’apparente à un morcellement du territoire. Ainsi, avec seulement 54 600 Km2, le Togo dispose de 117 communes qui sont pour la plupart sous le contrôle du régime Rpt/unir. Des Etats beaucoup plus vaste que le Togo en ont bien moins.
Cet émiettement du territoire permet au régime au pouvoir depuis 50 ans d’avoir la main mise sur non seulement ce qui se passe dans les quartiers, mais également de diviser le budget des collectivités décentralisées en de multiples petits emplois non maitrisables.
C’est également un moyen de Faure Gnassingbé d’organisation le vol, la corruption et la dilapidation des ressources de l’Etat.
Les territoires morcelés par Faure Gnassingbé sont placés sous la tutelle du ministre de l’Administration territoriale
Depuis 2019, la pratique de la décentralisation au Togo est celle d’une mise sous tutelle des élus locaux, réduits à être des « garçons de course » d’un ministre nommé. Certaines mairies se sont vues progressivement dépossédées de prérogatives telles que la gestion de marchés, la dénomination des rues, etc.
Le super ministre en charge de l’Administration territoriale ayant pris du galon et ne rencontrant aucun contre-pouvoir, sinon les instructions reçues du pouvoir central, ne cesse de taper sur les rares maires qui ne rentrent pas dans les rangs.
Au final, il convient de se demander le type de pouvoir que les Togolais sont censés avoir donné aux élus locaux à travers des élections ?
Cette illusion de décentralisation de Faure Gnassingbé est un total échec
Il suffit d’observer le visage des villes du Togo pour se rendre compte de l’énorme arnaque du régime Rpt/Unir. Il n’existe aucun dynamisme dans les 117 communes du pays.
La capitale du Togo, Lomé, après 6 ans de décentralisation ne connait aucune évolution. Pire la situation semble se dégrader au fil des années : les feux tricolores en panne, les chantiers d’aménagement et d’urbanisation abandonnés, les marchés délabrés et sales, etc.
Il faut donc se rendre à l’évidence. Faure Gnassingbé n’admettra jamais de communes « autonomes et puissantes » comme observées ailleurs. La décentralisation politique n’est pas prête de s’installer au Togo.
Kossi Lamba
Source: Lalternative.info
















