Morts pour la défense de la Patrie, des militaires tombés au champ d’honneur, des blessés et des auteurs d’actes de bravoure engagés dans le cadre de l’Opération Koundjouaré ont reçu un hommage solennel samedi, 24 janvier 2026 à Kara au Régiment Parachutiste Commando (RPC).
Au cours de la cérémonie présidée par Faure Gnassingbé, Président du Conseil et Chef suprême des Armées, l’assistance s’est recueillie et a salué le sacrifice consenti par les Forces Armées Togolaises (FAT) dans la lutte contre l’extrémisme violent et la menace terroriste dans le nord du pays. Face aux blessés immobilisés et les proches des militaires tués par les terroristes dans le Kpendjal, l’émotion est vive.
«Dans la contemplation et la déférence, j’ai procédé à l’élévation à titre posthume à la dignité de Chevalier de l’Ordre du Mono et décoré de la médaille de Vaillance les soldats blessés engagés dans l’opération Koundjoaré, en hommage à leur sacrifice suprême pour la défense de notre Nation.
Par cet acte de reconnaissance nationale, le Togo salue le courage, la loyauté et le sens du devoir de ces femmes et de ces hommes qui ont donné leur vie pour préserver l’intégrité du territoire et assurer la sécurité de nos concitoyens, notamment dans la région des Savanes confrontée aux défis sécuritaires.
Je m’incline avec une profonde émotion devant la mémoire de ces héros et adresse aux familles endeuillées l’expression de la solidarité et de la gratitude éternelles de la Nation togolaise.
Leur sacrifice demeure un appel à l’unité, à la résilience et à la préservation de la paix», a posté Faure Gnassingbé. Il est toujours important de célébrer toutes les vaillantes forces civiles et militaires qui meurent dans la défense de la mère patrie. La cérémonie de Kara quoique tardive répond à des attentes légitimes exprimées bien souvent au sein de la population togolaise.
Au-delà des hommages, il est davantage urgent de continuer à travailler sur les causes profondes de l’extrémisme violent notamment les injustices, la mauvaise répartition des ressources nationales, la misère ambiante. Le programme de lutte contre la radicalisation, appelé «CIPLEV» [Comité Interministériel de Prévention et de Lutte contre l’Extrémisme Violent], qui vise à prévenir la radicalisation des populations et à déradicaliser ceux qui sont déjà engagés dans des mouvements extrémistes, serait plus efficace si le gouvernement travaille à éradiquer les causes sous-jacentes de ce fléau qui détruit plusieurs pays en Afrique. Par dessus tout, beaucoup de vies civiles et militaires seront préservées. La vie est sacrée.
Honoré ADONTUI
Source : Lecorrecteur.tg














