Par Rodrigue Ahégo,
La Voix des Sans Voix
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L’intervention de Robert Dusseh à la tribune des Nations Unies, clamant que « le Togo va bien, le Togo va même mieux », résonne comme une provocation amère pour les millions de Togolais dont le quotidien est marqué par la survie. Derrière le vernis des discours onusiens et les chiffres macroéconomiques soigneusement sélectionnés et marchandés, se cache une réalité sociale en décomposition, occultée par un régime expert dans l’art de la mise en scène.
Un système de santé et d’éducation à l’agonie
Alors que les émissaires du pouvoir vantent des « avancées significatives », les structures de base du pays s’effondrent.
– L’Hôpital, antichambre de la mort :
Dans la plupart des centres hospitaliers, le manque de matériel et de personnels, la pauvreté du plateau technique et de médicaments essentiels est la norme. Se soigner est devenu un luxe que la majorité ne peut s’offrir, transformant le droit à la santé en une simple incantation politique. Inutile de démontrer que les structures sanitaires du pays sont devenues de parfaites mouroirs.
– Des écoles en déshérence :
L’éducation, pilier du développement durable tant vanté, est délaissée. De nombreux élèves étudient encore dans des bâtiments délabrés, voire sous des hangars de fortune, face à un manque criant d’enseignants «qualifiés» et de ressources pédagogiques.
Le mirage des infrastructures et l’épreuve des eaux
Le discours officiel sur la modernisation des infrastructures se heurte brutalement à la saison des pluies. Les « grosses canalisations » célébrées par Faure Gnassingbé révèlent chaque année leur inefficacité, leur absence ou même leur complicité ou soutien à l’inondation.
– Lomé sous les eaux :
Il suffit de quelques ondées pour que les routes nouvellement construites, souvent à grands frais avec des prêts dont la grande partie détournés, se transforment en fleuves urbains.
– Une population sinistrée :
Les inondations ne sont pas qu’une gêne logistique ; elles sont un drame humain. Des familles entières voient leurs foyers envahis, perdant leurs biens et se retrouvant exposées aux maladies hydriques et à la promiscuité avec des animaux nuisibles (reptiles, moustiques). Ce « Togo havre de paix » se transforme alors, pour les citoyens, en un marécage d’insalubrité.
La Fracture Sociale : entre opulence et misère noire
L’autosatisfaction du parti RPT-UNIR témoigne d’une déconnexion totale avec la réalité du terrain.
– Chômage et Précarité : la jeunesse togolaise, diplômée ou non, fait face à un marché de l’emploi saturé où le népotisme et le mèdèfrèrisme l’emporte souvent sur le mérite.
– L’indifférence au sommet : prétendre que le pays « va mieux » alors que le panier de la ménagère se vide et que l’inflation étrangle les foyers relève d’un mépris souverain pour la souffrance des populations.
« Le Togo qui brille à New York n’est pas celui qui survit à Lomé, à Atakpamé, à Sokodé, à Kara, à Dapaong ou à Cinkassé. » Le Togo dont parle Robert Dusseh et son patron Faure Gnassingbé n’existe pas. Il n’a existence que dans leurs seules imaginations.
La Fin d’un récit imaginaire
Le décalage entre la communication internationale du régime et la détresse domestique est devenu abyssal. En présentant un Togo imaginaire au monde, Faure Gnassingbé et son Robert Dusseh ne font que souligner leur incapacité et celle du RPT-UNIR à répondre aux besoins vitaux des populations togolaises. Il est temps de lever le voile sur ces contrefaçons diplomatiques pour confronter le régime à sa responsabilité première : assurer la dignité et la sécurité de chaque citoyen togolais, loin des projecteurs de l’ONU et plus près des réalités de la rue.
Ayant franchi la limite de l’incapacité, de l’incompétence et de l’improductivité, le régime des Gnassingbé ne peut même pas constituer un début d’alternative pour l’avenir du Togo et de son peuple. Les dégager pour instaurer une gouvernance basée sur la dignité humaine, l’intégrité, la redevabilité, la discipline, le respect… est la seule solution pour sauver le Togo du gouffre dans lequel mes Gnassingbé l’ont plongé. Chacun doit faire sa part pour redonner un espoir au peuple togolais.
















