Les pluies tombées sur la ville de Lomé ces derniers jours ont provoqué des inondations d’une ampleur considérable, touchant aussi bien le centre-ville que les zones périphériques.
Dès les premières lueurs du jour, le spectacle dans toute la ville est désolant. Des femmes et enfants qui crient au secours, leurs maisons complètement prises d’assaut par les eaux. Des artères entières sont devenues méconnaissables, transformées en cours d’eau boueux.
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Face à la montée des eaux, de nombreux habitants n’ont eu d’autre choix que de se réfugier sur les toits ou de quitter leurs domiciles. Des familles entières, résignées, déambulent dans les rues, bagages à la main, à la recherche d’un abri plus sûr.
Dans des quartiers populaires comme, Bè, Adidogomé, Agoè et autres, des habitants tentent de sauver ce qui peut encore l’être. À défaut de moyens de pompage suffisants que devrait mettre les autorités compétentes à leur disposition, certains riverains ont sorti des motos pompes artisanales. Les moteurs rugissent dans l’eau stagnante, évacuant tant bien que mal ces eaux usées qui ont envahi les concessions.
Sur place, la détresse des sinistrés est palpable. Ils témoignent de l’impuissance face à une situation qui se répète désormais trop souvent.
Mère de trois enfants, une habitante d’Agoè, les pieds dans l’eau devant sa cour inondée : « On a passé la nuit sur la mezzanine. L’eau est montée très vite, en moins d’une heure. On a tout perdu : les matelas, les vivres. Ce matin, on essaie de vider avec la moto pompe, mais c’est une goutte d’eau dans l’océan. Je ne sais même pas où nous allons dormir ce soir. »
« Cela fait des années qu’on alerte sur les caniveaux bouchés par les dépotoirs sauvages. Chaque fois que la pluie tombe avec cette intensité, c’est la même catastrophe. On est épuisé. La ville doit prendre ses responsabilités », raconte un mécanicien raconte son calvaire qui utilise une moto pompe pour évacuer l’eau de son atelier.
L’ampleur des dégâts matériels reste à évaluer. Mais on craint le pire dans les jours à venir quand on sait que la saison n’est qu’à ses débuts. Beaucoup risquent d’abandonner leurs habitations pour longtemps.
Source: Lalternative.info
















