L’Assemblée nationale togolaise a adopté, mardi 10 mars 2026, une nouvelle loi destinée à encadrer et moderniser le secteur de la microfinance au Togo. Le texte, composé de 174 articles, vise à améliorer la gouvernance des institutions de microfinance, renforcer la protection des déposants et favoriser une meilleure inclusion financière.
Cette réforme intervient dans un contexte où les institutions de microfinance jouent un rôle croissant dans l’accès aux services financiers pour les populations, notamment les petits commerçants, artisans et acteurs du secteur informel.
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La nouvelle loi introduit plusieurs dispositions visant à renforcer la crédibilité et la transparence du secteur. Elle impose notamment des exigences plus strictes en matière de gouvernance, de gestion et de supervision des institutions de microfinance.
Les structures opérant dans ce domaine devront désormais mettre en place des mécanismes de contrôle interne plus rigoureux, afin de garantir une gestion saine et de prévenir les dérives observées ces dernières années dans certaines institutions.
Le texte prévoit également un renforcement des mesures de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, une exigence devenue centrale dans la régulation des systèmes financiers à l’échelle internationale.
Parmi les innovations majeures de cette réforme figure l’introduction de dispositions permettant la pratique de la finance islamique dans le secteur de la microfinance. Cette option vise à diversifier les produits financiers disponibles et à élargir l’accès au financement pour certaines catégories d’acteurs économiques.
La loi adoptée par les députés togolais s’inscrit également dans une dynamique d’harmonisation régionale. Elle s’aligne sur la loi uniforme adoptée en 2023 par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), qui vise à moderniser le cadre juridique de la microfinance dans les pays membres.
Cette harmonisation a pour objectif de corriger les insuffisances constatées dans la gestion et le contrôle des institutions de microfinance, tout en renforçant la stabilité du secteur à l’échelle régionale.
Avec cette réforme, les autorités togolaises entendent ainsi assainir et professionnaliser davantage le secteur, afin de renforcer la confiance des usagers et de consolider le rôle de la microfinance dans le financement de l’économie locale.
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