Une affaire de fraude d’une rare ampleur secoue le secteur de la santé au Togo. Un individu se faisant passer pour médecin a été interpellé puis placé en détention à la prison civile de Lomé, après avoir tenté de s’inscrire au tableau de l’Ordre National des Médecins du Togo (ONMT) à l’aide de diplômes falsifiés.
Selon les informations fournies par l’ONMT, le suspect aurait élaboré un parcours académique entièrement fictif, allant du certificat d’études primaires jusqu’à un prétendu doctorat en médecine. Il affirmait notamment avoir poursuivi ses études dans une université d’Europe du Nord, où aucune trace de son inscription n’a pu être retrouvée.
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Les premières anomalies relevées dans son dossier ont conduit à l’ouverture d’investigations approfondies. Après près de deux ans d’enquête, les incohérences accumulées ont permis de confirmer la supercherie et d’identifier formellement le mis en cause.
Le président de l’Ordre, Anthony Beketi Katanga, a confirmé que le suspect est actuellement détenu depuis environ un mois. Il est poursuivi pour usage de faux et tentative d’exercice illégal de la médecine, en attendant les suites judiciaires de l’affaire.
Cette interpellation met en lumière les mécanismes de contrôle mis en place par l’Ordre pour vérifier l’authenticité des diplômes et garantir la crédibilité du corps médical.
Dans une réaction officielle, l’ONMT a réaffirmé sa politique de tolérance zéro face aux pratiques frauduleuses. L’institution insiste sur la nécessité de renforcer les dispositifs de vérification afin de protéger les patients et préserver la qualité des soins.
Cette affaire relance par ailleurs le débat sur la prolifération des faux professionnels dans le système sanitaire togolais, un phénomène qui constitue une menace directe pour la santé publique.
Au-delà du cas individuel, cet incident souligne l’importance cruciale de la régulation dans le secteur médical. L’inscription au tableau de l’Ordre demeure une étape obligatoire pour tout praticien souhaitant exercer légalement au Togo.
Les autorités sanitaires sont désormais appelées à intensifier les contrôles et à renforcer la coopération avec les institutions académiques, afin de prévenir de nouvelles tentatives d’usurpation.
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