Au Togo, une réflexion sur la gouvernance du pays à travers un texte structuré et intelligemment rédigé a valu pour son auteur plusieurs mois d’incarcération à la prison civile de Lomé. Au même moment, des actes attentatoires à la pudeur et d’outrage public à la pudeur, posés par des « pseudos artistes » dans un concert tenu ce samedi 04 avril 2026 sur la pelouse du stade omnisport de Lomé, avec le soutien des grandes figures de la minorité au pouvoir, ne suscitent aucune réaction du gouvernement de Faure Gnassingbé. Ce contraste démontre parfaitement le projet politique du régime Rpt/Unir.
Dans le monde entier, le week-end dernier symbolisait un moment de recueillement spirituel et de repos. Les Togolais, en majorité chrétiens ou musulmans, qui viennent de sortir d’une période de jeûne et carême, n’ont cependant pas eu droit à ce recueillement.
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Pour cause, le concert annoncé en grande pompe depuis plusieurs semaines avec en tête d’affiche un artiste ivoirien accompagné d’autres jeunes togolais, a viré en un spectacle de débauche et de délinquance à ciel ouvert.
Avant la tenue de ce concert, de nombreux observateurs se sont interrogés sur les objectifs des organisateurs tant les moyens déployés contrastent avec la réalité quotidienne des Togolais qui tirent le diable par la queue.
De grandes caravanes à travers les rues inondées de Lomé et plusieurs acteurs culturels internationaux associés aux publicités constituent des éléments qui faisaient croître les interrogations. Etait-ce uniquement pour promouvoir un artiste étranger que ces moyens sont mis en œuvre ?
Ce n’est plus un secret pour personne que lorsque de tels moyens sont déployés pour des évènements au Togo, la minorité au pouvoir n’est pas loin car elle seule s’accapare des richesses du pays. C’est également un canal bien trouvé pour « blanchir » des capitaux.
Ainsi, c’est sans surprise que le service public a été mis à disposition de ce concert. La télévision nationale a même réalisé un reportage au journal télévisé pour ce concert comme un évènement extraordinaire.
Et pour montrer son soutien indéfectible à un évènement qui n’apporte aucunement une valeur ajoutée à la culture togolaise, et encore moins à l’éveil d’une jeunesse consciente, Faure Gnassingbé a dépêché deux de ses ministres pour y être présents.
C’est sous les yeux du ministre de la Culture, Isaac Tchiakpe, et de son collègue de la Jeunesse et des Sports, que sur une scène publique, des jeunes filles dénudées se sont livrées à des attouchements et des positions heurtant la pudeur. C’est également en leur présence que des repris de justice et délinquants sont montés sur la scène pour, dit-on, prester des chansons.
Les images et vidéos obscènes de ce concert sont actuellement virales sur les réseaux sociaux. Et cela amène à s’interroger sur la vision de Faure Gnassingbé pour la jeunesse togolaise puisque ses ministres par leur présence, constituent un soutien pour de tels actes de dépravation.
Cette analyse est confortée par le silence et l’inaction des autorités togolaises face à ces déviances sociales.
Alors que les mêmes autorités font montre d’une célérité étonnante pour qualifier de simples dénonciations intellectuelles en infractions et jeter les auteurs en prison. On ne peut finir de compter tous ces jeunes avec des profils divers (étudiants, juristes, sages-femmes, médecins, enseignants, etc..) à avoir été torturés et mis en détention pour une phrase, un texte ou une vidéo demandant une meilleure gouvernance. Dans les prisons du Togo et les autres lieux secrets de torture, il y a plus de jeunes intellectuels que de véritables délinquants.
Il faut donc croire que la 5ème République de Faure Gnassingbé est celle dans laquelle les jeunes filles peuvent être instrumentalisées comme objet sexuel pendant que l’argent du contribuable est utilisé pour rémunérer grassement une ministre des solidarités, du genre, de la famille et de la protection de l’enfance.
Pour le régime cinquantenaire Rpt/Unir qui a échoué à offrir à la jeunesse togolaise un horizon claire par le biais de collèges, lycées et universités technique et moderne, il ne reste que la carte du divertissement malsain : le sexe, la drogue et l’alcool.
Pendant que les étudiants ne bénéficient plus d’aides sociales, le régime Rpt/Unir choisit d’investir dans une initiative d’obscénité indescriptible.
Pendant que les organisations officielles d’artistes du Togo réclament une réédition de compte et dénoncent des détournements de milliards de francs CFA par leur ministère de tutelle, le gouvernement de Faure Gnassingbé préfère soutenir de jeunes délinquants déguisés en « artistes ».
source : lalternative.info
















