Au Togo, les conditions de travail des meuniers préoccupent le Mouvement Martin Luther King (MMLK). Dans une déclaration rendue publique le 5 mars, l’organisation de défense des droits humains alerte sur la situation particulièrement difficile de ces travailleurs du secteur des moulins, qu’elle considère comme parmi les plus vulnérables et les plus oubliés de la société.
Au cœur des préoccupations du mouvement figure le non-respect du code du travail dans ce secteur. Pourtant, rappelle le MMLK, la législation togolaise encadre clairement les relations de travail, notamment à travers la fixation du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) établi depuis 2023 à 52 500 FCFA.
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Mais sur le terrain, la réalité serait bien différente. Selon les témoignages recueillis par l’organisation auprès de plusieurs meuniers, nombre d’entre eux travaillent dans des conditions particulièrement précaires. La plupart ne disposent d’aucun contrat de travail formel et exercent leurs activités pendant de longues heures, souvent entre 12 et 15 heures par jour, du lundi au samedi, sans congés ni avantages sociaux.
À cela s’ajoute l’absence de déclaration à la caisse de sécurité sociale et le manque de primes ou d’autres formes de compensation. Sur le plan salarial, les rémunérations seraient également très faibles. D’après le MMLK, certains meuniers perçoivent entre 5 000 et 10 000 FCFA par mois, tandis que les plus « chanceux » gagneraient jusqu’à 15 000 FCFA, des montants largement en dessous du SMIG en vigueur.
Pour le Mouvement Martin Luther King, ces pratiques traduisent une grave violation des droits des travailleurs et portent atteinte à la dignité humaine. L’organisation estime que les exploitants de moulins tireraient d’importants bénéfices de cette activité au détriment des meuniers.
Face à cette situation, le mouvement appelle l’État, le patronat et les organisations syndicales à agir afin de faire respecter la législation sociale dans ce secteur. Il exhorte notamment les exploitants des moulins à se conformer aux dispositions du code du travail et à améliorer les conditions de travail de leurs employés.
Par ailleurs, le Mouvement Martin Luther King indique se réserver le droit d’accompagner les meuniers dans d’éventuelles actions de revendication, notamment un mouvement de grève de trois jours destiné à attirer l’attention sur leur situation.
Dans cette perspective, l’organisation appelle les meuniers à se mobiliser pour défendre leurs droits et faire entendre leur voix.
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