La mobilisation des organisations professionnelles de la presse togolaise se poursuit autour du dossier de l’agression de journalistes survenue le 29 septembre 2024. Dans une déclaration conjointe rendue publique le 7 avril 2026, plusieurs faîtières du secteur dénoncent la lenteur des investigations judiciaires et réclament des avancées concrètes.
Le Patronat de la Presse Togolaise (PPT), l’Union de la Presse Francophone section Togo (UPF-Togo), le Togo Reporters Press (TRP) et le Syndicat National des Journalistes Indépendants du Togo (SYNJIT) expriment leur préoccupation face à ce qu’ils qualifient de manque de visibilité dans la conduite de l’enquête. « Un an et six mois après les faits, nous avons très peu de lisibilité autour de l’évolution de l’enquête officielle ouverte par les autorités togolaises », déplorent les signataires.
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Les faits remontent à une « rencontre citoyenne » organisée au siège de la Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) à Lomé. Lors de cette réunion, plusieurs journalistes ainsi que des acteurs politiques avaient été pris à partie par des individus décrits comme ayant agi à visage découvert.
Selon les organisations, ces actes ont donné lieu à des violences physiques et morales, restées à ce jour impunies. Elles dénoncent une situation qui, selon elles, fragilise davantage l’exercice du métier de journaliste au Togo.
Face à ce qu’elles considèrent comme une inertie des autorités, les organisations de presse formulent plusieurs revendications. Elles exigent notamment des avancées significatives dans la procédure judiciaire ; et la restitution du matériel de travail saisi lors de l’incident.
Les signataires rappellent également les engagements pris par les autorités togolaises au lendemain des faits et affirment les « prendre au mot », appelant à des actions concrètes pour faire toute la lumière sur cette affaire.
Au-delà du cas spécifique, les organisations replacent cette situation dans un cadre plus large, celui du respect de la liberté de la presse et du droit à l’information. Elles estiment que ces principes doivent demeurer au cœur du processus démocratique.
Elles appellent ainsi à un renforcement des mécanismes de protection des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions, dans un contexte où les professionnels des médias continuent de faire face à des risques sécuritaires.
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