Au Togo, les autorités en charge de l’Assurance maladie universelle (AMU) opèrent un tournant dans la gestion des structures de santé conventionnées. Après avoir sévi contre des pratiques jugées frauduleuses, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et l’Institut national d’assurance maladie (INAM) annoncent la levée de suspension de plusieurs pharmacies précédemment sanctionnées.
Dans un communiqué les deux institutions indiquent que les accords de partenariat avec certaines officines sont rétablis avec effet immédiat.
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Sont concernées par cette décision les pharmacies Forever, Saint Pio, du Campus, Saint Esprit et Yoto. Ces structures avaient été suspendues pour une durée de douze mois en raison de manquements graves, notamment le non-respect des règles de prise en charge des assurés et leur implication dans des pratiques frauduleuses.
Avec cette levée de suspension, les assurés de l’AMU peuvent à nouveau bénéficier des prestations dans ces pharmacies. Le communiqué précise en effet que « la prise en charge des assurés AMU est désormais autorisée dans ces officines », mettant ainsi fin à une période de restriction qui avait contraint de nombreux patients à se tourner vers d’autres formations sanitaires.
Cette décision illustre la double posture adoptée par la CNSS et l’INAM : sanctionner les dérives pour préserver l’intégrité du système, tout en garantissant la continuité de l’accès aux soins pour les populations.
Si la réintégration de ces pharmacies peut être perçue comme une mesure d’assouplissement, elle s’inscrit également dans une logique de régulation du secteur. Les autorités entendent ainsi rappeler aux prestataires de santé conventionnés l’impératif du respect strict des normes en vigueur dans la gestion des assurés de l’AMU.
En toile de fond, le message est clair : la tolérance zéro face à la fraude reste de mise, mais elle peut s’accompagner d’une réhabilitation, à condition de se conformer aux règles établies.
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