Le travail de Sisyphe continue au sommet de l’État togolais. Une opération de déguerpissement des alentours des rails à Lomé fin novembre-début décembre 2025 a mis en difficulté plusieurs concitoyens. Les petits commerces ont été dégagés sans ménagement. Il se rapporte que la décision viendrait de l’Agence Nationale d’Assainissement et de Salubrité Publique (ANASAP). Dans la foulée, on découvre sur les réseaux sociaux une note du Directeur Général du Port Autonome de Lomé, le Contre-Amiral Fogan Adégnon qui ordonne le « démantèlement immédiat » de toutes les installations situées sur ces emprises. Il a sommé les personnes et structures installées sur les emprises des voies ferrées de la zone portuaire de Lomé de libérer les lieux au plus tard le dimanche 30 novembre 2025.
La note parle notamment de la voie ferrée située sous le pont jusqu’à l’intersection avec la ligne Lomé-Aného ; le secteur de la gare routière, et l’ensemble du tronçon allant d’Akodesséwa à Luxolin.
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Pour lui, cette mesure s’inscrit dans le cadre d’un vaste projet d’aménagement et de modernisation des infrastructures de transport ferroviaire, destiné à interconnecter le port avec la Plateforme Industrielle d’Adétikopé (PIA).
Plus de trois mois après, plus rien. Les gens ont repris peu à peu leurs activités sous des hangars de fortune. Le 28 février 2026 marque la date butoir fixée par le maire de la commune Golfe 1, Joseph Koamy Gomado, pour la libération des espaces occupés sur la plage. À la veille de cette échéance, l’Association des Tenanciers de Bars et Restaurants (ATBR) de la plage Golfe 1 a rencontré la presse, jeudi 26 février, pour lancer un appel solennel au gouvernement en vue de l’obtention d’un moratoire courant jusqu’au 31 décembre 2026.
Face aux journalistes, les responsables de l’ATBR ont tenu à préciser qu’ils ne sont nullement dans une logique de confrontation avec les autorités. Depuis début 2022, les bars et restaurants de la plage Golfe 1 ont créé 744 emplois, incluant serveurs, cuisiniers, chauffeurs, comptables et agents de sécurité. Les responsables rappellent qu’avant leur installation, autorisée à titre provisoire par les autorités de Bè Afédomé en accord avec la mairie Golfe 1, la plage de Lomé faisait face à une insalubrité criarde, marquée par l’accumulation de déchets plastiques, le déversement d’eaux usées et des odeurs nauséabondes. Leur présence, affirment-ils, a contribué à transformer les lieux et à accompagner les opérations de salubrité publique visant à redonner à la capitale son éclat d’antan.
Le même jour, une rencontre a réuni dans ce sens, jeudi 26 février à Lomé, plusieurs ministres et responsables des départements concernés pour dit-on , mettre fin aux occupations illégales des abords des routes et des plages afin de garantir la sécurité, la salubrité et la protection du littoral. A l’issue de la rencontre un état des lieux de la situation/ évoque installations précaires et désordonnées, insalubrité croissante, entraves à la circulation et dégradation du cadre de vie. Ainsi, une harmonisation des approches des différents ministères et services concernés a été décidée, afin de planifier une intervention coordonnée et efficace.
Bien souvent, des discours de ce genre abondent dans la gestion du Togo sans suite. Il manque cruellement de cohérence, de coordination et de logique dans les actions de sorte que la cacophonie et l’improvisation sont perceptibles. Au bout, il n’y a pas de résultats.
Tout se passe comme si quelqu’un dans un coin sort d’un doux rêve et ordonne les actions. Il importe que cessent ces tracasseries finalement inutiles qui ne font que pourrir la vie aux pauvres populations.
Kokou Agbemebio
Source: LeCorrecteur.tg
















