Qui, parmi les Togolais, peut dire avec certitude le nombre de fois que les « acteurs politiques » réunis au sein du cadre permanent de concertation (CPC) se réuniront avant la fin de l’année en cours ? Mieux, combien savent ce qui motive la présence desdits acteurs à chacune des réunions ? Peut-être les jetons de présence, qui sait !
Déjà deux sessions en février 2026, et une autre prévue le 27 mars prochain, mais les acteurs sont à leur 26ème rencontre depuis la mise en place du CPC. Pour quels résultats ?
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Si, comme le rapporte le site officiel de la République togolaise, les travaux ont essentiellement porté sur l’état d’avancement de la mise en place des institutions prévues par la Constitution de la Vème République, les citoyens pourront bientôt se demander si entre-temps, le CPC se serait substitué au parlement composé de l’Assemblée nationale et du Sénat.
Mais même au sujet de ce qui est qualifié de « mise en place d’institutions structurantes » que sont la Cour de cassation, le Conseil d’Etat, le tribunal des conflits, il y a matière à redire, parce qu’apparemment, l’autre cour inscrite dans la Constitution togolaise ne semble pas retenir l’attention de ce « club de copains ».
« Les membres du CPC ont salué l’engagement des forces de défense et de sécurité dans la préservation de l’intégrité territoriale du pays. Ils ont également exprimé leurs félicitations et leur soutien au président du conseil SEM Faure Essozimna Gnassingbé pour son rôle de médiateur dans la résolution des conflits dans la région des Grands Lacs, réaffirmant leur attachement aux efforts en faveur de la paix, tant sur le plan national que régional ». Ce sont là certains termes utilisés lors du 19 février 2026. Caresser le chat dans le sens du poil pour retenir son attention.
Après 26 sessions, combien savent ce que perçoivent les acteurs qui ne ratent presque pas ces réunions ? La question trouve sa légitimité dans l’engouement qu’a suscité l’opération de transferts monétaires initiée par le gouvernement fin décembre 2025 à l’attention de ménages les plus démunis au Togo.
On se rappelle bien que, pour 25 000 FCFA, des Togolais se sont mobilisés comme jamais ; beaucoup ayant rêvé figurer parmi les « heureux élus ».
Combien perçoivent ces acteurs politiques et à quel rythme ? Après tout, le contribuable togolais a le droit de savoir si tant est que les autorités veulent faire preuve de transparence dans la gestion des maigres ressources dont dispose le pays, face aux énormes défis auxquels il fait face dans plusieurs domaines. A moins que ce soit un secret entre acteurs politiques.
Godson K.
Source: Libertetogo.tg

















