Au détour de la formation du dernier gouvernement du 8 octobre 2025, il a été casé au ministère chargé des Relations avec le Parlement et des institutions de la République. Celui qui cumulait plus de 18 ans au gouvernement semble happer par l’usure. Mais il conserve sa constance dans le déni de la vérité. Lui c’est Gilbert Badjilembayena Bawara. Lors d’une rencontre du Cadre permanent de concertation (CPC) lundi 23 février 2026, sur la mise en place des institutions prévues par la Ve République togolaise, il a avancé que la continuité de l’État est assurée et que toutes les institutions fonctionnent en attendant leur renouvellement.
« Il n’y a pas de rupture institutionnelle. Les organes existants poursuivent leurs missions dans le respect du principe de continuité de l’État », soutient-il.
Mais à l’épreuve de la réalité, rien ne tient. Les dispositions transitoires de la Constitution du 6 mai 2024 sont sans équivoque.
Son article 95 stipule : « Les institutions de la République prévues par la présente Constitution sont mises en place dans un délai n’excédant pas douze (12) mois à compter de la date de son entrée en vigueur. »
Et l’article 96 précise : « dans l’intervalle, les institutions de la République y compris celles de la justice sont maintenues en fonction selon les dispositions de la Constitution du 14 octobre 1992 révisée.»
En termes clairs, le pouvoir avait au plus tard 5 mai 2025 pour mettre en place les nouvelles institutions notamment la Commission Nationale des Droits de l’Homme, la Haute Autorité de Régulation des Communications Écrites, Audiovisuelles et Numériques, le Protecteur du Citoyen, le Conseil économique, social et environnemental, ainsi que l’Autorité de lutte contre la corruption.
Mais lorsque Bawara , juriste de son état vient fouler au pied ces dispositions constitutionnelles en invoquant vaguement la continuité de l’État, cela montre l’insincérité et le manque de sérieux qui caractérisent la gestion du Togo. Le législateur qui a prévu douze mois de transition sait qu’une loi fondamentale occupe une place prépondérante dans l’ordonnancement du pays. Lorsque des gens ne sont pas capables de respecter leur propre constitution imposée au peuple, on aura compris tout simplement le grand bazar qui s’est emparé du pays englué dans la décrépitude sans précédent.
Honoré ADONTUI
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