Une affaire de présumées malversations financières au sein de l’Office Togolais des Recettes (OTR) suscite une vive controverse depuis plusieurs jours au Togo, alimentant débats publics et discussions sur les réseaux sociaux.
À l’origine de cette agitation, des révélations faites le 22 mars 2026 par le journaliste d’investigation Ferdinand Ayité. Lors d’une émission, ce dernier a évoqué un système présumé de détournement de fonds publics, impliquant notamment des dépôts de sommes importantes dans une compagnie d’assurance vie. Deux inspectrices des douanes sont citées dans ses déclarations, dont Bileyo Donko, actuelle Directrice du Renseignement et de la Lutte contre la Fraude à l’OTR.
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Selon le journaliste, des mécanismes de captation illicite de ressources publiques auraient été identifiés. Ces allégations, largement relayées, ont rapidement pris de l’ampleur dans l’opinion.
Face à ces accusations, Bileyo Donko a opté pour une riposte judiciaire. Par le biais de son conseil, elle a saisi le tribunal de grande instance de Lomé en déposant une plainte contre Ferdinand Ayité et contre X. La procédure s’appuie sur plusieurs qualifications juridiques, notamment dénonciation calomnieuse, atteinte à l’honneur, diffusion de fausses nouvelles, violation de l’intimité de la vie privée et menaces.
L’inspectrice des douanes rejette catégoriquement les faits qui lui sont reprochés et affirme vouloir privilégier la voie judiciaire pour faire établir la vérité, plutôt que d’alimenter une confrontation médiatique dans un contexte de forte viralité des informations en ligne.
Parallèlement, sa défense a engagé des démarches administratives auprès de NSIA Assurances Vie. L’objectif est d’obtenir des éléments officiels permettant de vérifier ou d’infirmer l’existence de dépôts financiers évoqués dans les accusations.
À ce stade, aucune information judiciaire n’a encore été ouverte. La suite de la procédure devra permettre de déterminer la véracité des faits avancés par le journaliste ou, à l’inverse, d’établir le caractère éventuellement diffamatoire des accusations portées.
L’affaire, encore à ses débuts sur le plan judiciaire, pourrait connaître de nouveaux développements dans les prochaines semaines.
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