Le ton monte entre Bamako et Abidjan au sujet des 49 militaires ivoiriens interpellés dimanche au Mali. David Kpelly, écrivain et activiste togolais, livre son analyse. Lecture !
Je crois qu’avec tout ce qui se passe là sous nos yeux, dans cette Afrique de l’Ouest, notamment entre la Côte d’Ivoire et le Mali, beaucoup comprendront une chose : il faut se réveiller des illusions. Et surtout arrêter des débiter des slogans sur une certaine fraternité entre nos pays.
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La Côte d’Ivoire est en train de se rêver en puissance économique. Elle goûte, de plus en plus, au délicieux privilège d’un pays qui se sent fort et prospère et que ses voisins respectent ou envient au moins.
Dans notre Afrique de l’Ouest, ses citoyens arrivent de plus en plus à marcher la tête haute, dans la fière posture de la belle désirée qui se pavane sous les regards torves de ses soupirants impuissants pour qui elle se sait inaccessible.
Et Alassane Ouattara, fin produit de l’école américaine, le capitalisme sauvage, connaît très bien ses leçons, dont la première pour construire une nation “développée » : piller tout ce qui peut l’être, partout où cela peut l’être.
Sortons des illusions ! La Côte d’Ivoire, ni aucun pays sur terre qui se rêve grand et puissant, ne contribuera à la construction d’un autre pays. Au contraire. Toute déstabilisation d’un pays voisin est une occasion en or pour tout pays ambitieux de mieux asseoir sa prospérité. Ça sonne cynique. Mais c’est vrai. Ça a toujours été ainsi. Hélas.
A chaque dirigeant, chaque peuple, d’arrêter les bouffonneries, les slogans populistes, les longs bavardages, et construire son pays.
David Kpelly
















