La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé de lever, avec effet immédiat, l’ensemble des sanctions encore en vigueur contre la République de Guinée. Cette décision a été prise lors de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement tenue le 28 janvier 2026 à Abuja, au Nigeria, marquant la fin officielle du processus de transition politique engagé après le changement anticonstitutionnel de gouvernement de 2021.
Dans son communiqué final, la Conférence a rappelé les protocoles de la CEDEAO relatifs à la démocratie et à la bonne gouvernance, ainsi que les nombreuses décisions prises lors des sessions extraordinaires consacrées à la situation guinéenne. Elle a surtout salué le respect par les autorités de transition de la feuille de route de 24 mois, issue d’un compromis avec l’organisation régionale et validée en décembre 2022.
La levée des sanctions intervient à la suite de deux étapes majeures du processus de transition : le référendum constitutionnel organisé le 21 septembre 2025 et l’élection présidentielle du 28 décembre 2025. Ces scrutins ont été jugés globalement satisfaisants par les missions d’observation de la CEDEAO, de l’Union africaine et d’autres partenaires internationaux. L’investiture du président démocratiquement élu, Mamady Doumbouya, le 17 janvier 2026, a ainsi consacré le retour formel de la Guinée à l’ordre constitutionnel.
Au-delà de la levée des sanctions, la CEDEAO a décidé de réintégrer pleinement la Guinée dans l’ensemble de ses organes décisionnels ainsi que dans les activités d’intégration régionale. L’organisation a également encouragé les autorités guinéennes à poursuivre les efforts en faveur du dialogue national, de la cohésion sociale et du renforcement de la gouvernance démocratique, notamment à l’approche des prochaines élections législatives.
La Conférence des chefs d’État et de gouvernement a par ailleurs salué le rôle joué par la Commission de la CEDEAO, le médiateur Boni Yayi, ainsi que l’appui de l’Union africaine, des Nations unies et des partenaires internationaux tout au long du processus. Elle a toutefois réaffirmé sa vigilance quant à l’évolution de la situation politique et institutionnelle en Guinée.
Avec cette décision, la CEDEAO tourne une page importante du dossier guinéen et envoie un signal fort en faveur du respect des engagements pris dans le cadre des transitions politiques en Afrique de l’Ouest.
















