• QUI SOMMES-NOUS ?
  • NOUS ECRIRE
mardi, janvier 13, 2026
Togo Actualite - Premier site d'information du Togo
  • Login
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
  • ACCUEIL
  • TOGO ACTUALITÉ
    • POLITIQUE
    • Actualités
  • Rubriques+
    • CHRONIQUES
    • Diplomatie
    • OPINION
  • DIASPORA
    • FENETRE SUR L’AFRIQUE
    • Fenêtre sur l’Afrique
  • ECONOMIE
  • INTERNATIONAL
    • AFRIQUE
    • MONDE
  • SPORT
    • CAN
    • TOGO
  • FORUM
  • INFOS PRATIQUES
  • ACCUEIL
  • TOGO ACTUALITÉ
    • POLITIQUE
    • Actualités
  • Rubriques+
    • CHRONIQUES
    • Diplomatie
    • OPINION
  • DIASPORA
    • FENETRE SUR L’AFRIQUE
    • Fenêtre sur l’Afrique
  • ECONOMIE
  • INTERNATIONAL
    • AFRIQUE
    • MONDE
  • SPORT
    • CAN
    • TOGO
  • FORUM
  • INFOS PRATIQUES
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
Togo Actualite - Premier site d'information du Togo
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
Népotisme et démocratie en Afrique : Pouvoirs sexuellement transmissibles

Népotisme et démocratie en Afrique : Pouvoirs sexuellement transmissibles

3 mai 2022
dans AFRIQUE
0 0
0
0
Partages
54
Vus
Partager sur FacebookPartager sur TwitterPartager sur Whatsapp

Le président ougandais Yoweri Museveni (à g.) et son fils, le général Muhoozi Kainerugaba, commandant en chef de l’armée de terre. MONTAGE JA © Badru KATUMBA / AFP – PETER BUSOMOKE / AFP

Au grand vent de la mondialisation, l’exercice du pouvoir en Afrique serait de plus en plus conforme aux normes occidentales, c’est-à-dire, de moins en moins clanique et de plus en plus asexué. Ce n’est (hélas) pas le cas.

L’Afrique des idées reçues regorge d’aphorismes auxquels il convient de tordre le cou. Qu’ils soient le produit de libations coloniales ou de dictons apocryphes, aucun ne correspond vraiment à la réalité mais tous ont valeur de sentence auprès de ceux – politiciens, journalistes, « développeurs » – qui, une fois qu’ils les ont énoncés, croient avoir tout expliqué.

Ainsi en va-t-il du célébrissime « Il ne peut y avoir deux crocodiles mâles dans un même marigot », répété ad nauseam pour signifier que, dans la culture africaine, il ne saurait y avoir d’autre pouvoir que le pouvoir d’un seul – et cela depuis la nuit des temps. Problème : rien n’est plus faux. Les sociétés et les royaumes précoloniaux abondaient en contre-pouvoirs, conseils de notables et assemblées consultatives diverses, au point parfois – notamment en Afrique centrale – de friser l’« acéphalie ».

Ce n’est donc pas à une pseudo-tradition mais au Blanc, au colon, que l’on doit l’autonomisation de la figure du « chef africain », maillon essentiel de l’administration coloniale pour lever les impôts, imposer le travail forcé et recruter les tirailleurs. Ce dicton des deux crocodiles qu’affectionnait tant Jacques Chirac n’a rien à voir avec les profondeurs de la culture africaine, même si nombre d’autocrates du continent se sont plu à le faire croire – pour d’évidentes raisons – à leurs visiteurs étrangers.

Autre pseudo-proverbe immédiatement dégainé dès qu’est abordé le sujet brûlant de la corruption : « La chèvre broute là où elle est attachée. » En d’autres termes : du petit flic « mange mille » au président dilapidateur en passant par le ministre glouton, chacun rançonne, gaspille ou détourne en fonction de ses possibilités. Plus la corde est longue, plus le pâturage est abondant.

Sorcellerie

Là aussi, attention à l’effet de loupe : beaucoup de ceux qui protestent contre ce phénomène, hurlent à l’État voleur et dénoncent les larcins de cette espèce très commune de ruminant ne reprochent pas en réalité à la chèvre de brouter, mais de brouter seule. Ce sont la voracité solitaire et le déficit de redistribution qui sont ici fustigés, jusqu’au sein des familles. En Afrique centrale, dans les deux Congos, la quasi-totalité des dénonciations pour faits de corruption ou d’enrichissement illicite proviennent de proches parents, comme si voir l’un des siens « réussir » et progresser seul vers la table du banquet était insupportable.

Idée reçue encore que celle – très politiquement correcte – qui consiste à faire croire que le tribalisme est une vieille lune éteinte par les slogans sur l’État, la nation et l’entrée dans la mondialisation. La réalité est différente : se tenir à l’abri des miasmes de l’autochtonie, de l’exclusivisme religieux ou de la stigmatisation des « castés » – encore très présente dans l’univers social et politique d’Afrique de l’Ouest – est d’autant plus difficile que beaucoup de pouvoirs en place reposent toujours sur une asymétrie ethnique. Le tribalisme, tout comme le rôle joué par le monde de l’invisible et de la sorcellerie, relève du tabou, et le fait d’exposer ce dessous des cartes vaut à ceux qui s’y aventurent bien des procès en impureté idéologique.

Et pourtant, ce produit des politiques identitaires pratiquées par les puissances coloniales demeure une clé essentielle. Comment comprendre, par exemple, les enjeux des élections générales d’août prochain en Angola sans tenir compte du clivage à la fois social et racialisé hérité des Portugais entre élites côtières et élites de l’hinterland ? Comment expliquer la persistance en Côte d’Ivoire du sentiment d’ivoirité porté simultanément par Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo sans faire référence aux années 1930, quand apparurent les premières associations nationalistes et xénophobes en réaction aux migrations venues du Nord induites par la colonisation ?

Déjà largement amorcé depuis un demi-siècle, ce mouvement démographique fut, on le sait, accentué par la grande sécheresse sahélienne des années 1970. Le climat, cet autre acteur occulté de la scène politique africaine, a déséquilibré le substrat ivoirien, tout comme la descente du Sahara vers le sud de plusieurs centaines de kilomètres a eu, sur le développement du jihadisme au Sahel, un effet catalysant aussi si ce n’est plus important que la faillite de l’État malien et la malgouvernance, en exacerbant les conflits fonciers entre pasteurs peuls et agriculteurs bambaras.

Wokisme

Stéréotype aussi que cette obsession paralysante de la responsabilité coloniale dans tous les déboires de l’Afrique contemporaine, encore largement présente chez beaucoup d’intellectuels du continent, instrumentalisée par nombre de pouvoirs en place et remise au goût du jour par les adeptes du wokisme dans les universités occidentales.

Là aussi, l’effet de loupe joue à plein : le colonialisme européen fut certes destructeur et globalement criminel, semant les germes du génocide au Rwanda et noyant dans le sang les insurrections en Algérie, au Cameroun, au Kenya, à Madagascar et partout ailleurs. Mais ce fut un colonialisme éphémère – soixante ans, en Afrique subsaharienne – limité dans ses moyens et économiquement impotent. Les « empires » français, britannique et portugais furent en réalité des empires au rabais, et si colonisation des esprits il y eut, force est de constater qu’elle s’accomplit surtout post mortem, via son appropriation paradoxale par des militants « décoloniaux ».

Ainsi en va-t-il de l’hystérisation francophobe des leaders d’opinion afro-souverainistes, à l’œuvre de Dakar à Bangui en passant par Bamako, ou du tragique syndrome de dépendance et d’impuissance incarné par ceux qui, à la veille du second tour de la présidentielle française, appelaient à voter pour Marine Le Pen, persuadés qu’un changement de locataire à l’Élysée signifierait ipso facto un changement de pouvoir dans leur pays d’origine.

Cette surévaluation systématique du rôle de la France en Afrique, dont le jumeau maléfique est la percée du vote en faveur d’Éric Zemmour chez les Français résidant sur le continent, est inversement proportionnelle à la réalité. La vieille rente de puissance de la France en Afrique est désormais épuisée, et la reculade stratégique incarnée par le retrait de l’opération Barkhane, queue d’une comète déjà éteinte en Irak et en Afghanistan, sonne la fin d’un monde.

(Re)naissance du Sud

L’incapacité de Paris, mais aussi de Londres, de Bruxelles et de Washington à convaincre la majorité des États africains de les suivre dans la condamnation de l’invasion russe de l’Ukraine est significative à cet égard. Bien plus que de l’indifférence ou de l’équidistance, l’abstention des Africains à l’ONU est synonyme d’exaspération : « Vous qui prétendez tout régenter, disent-ils en substance aux vieilles puissances, Russie comprise, sachez que vos conflits, vos impasses et vos impérities, qu’il s’agisse du réchauffement climatique, de la pandémie de Covid-19 ou de la guerre en Ukraine, nous les payons au prix fort. Ne nous demandez pas en plus de les cautionner en prenant parti. » Cette opinion n’est ambiguë qu’aux yeux de ceux qui ne savent pas voir : partagée en Afrique, mais aussi en Amérique latine et en Asie, elle exprime la (re)naissance d’un Sud sur lequel les relations de domination verticale ont de moins en moins de prise.

Je ne saurais conclure cette chronique, qui doit beaucoup à la lecture stimulante du dernier essai du politologue bien connu des Camerounais Jean-François Bayart (L’Énergie de l’État, éd. La Découverte), sans faire un sort à un dernier cliché : au grand vent de la mondialisation, l’exercice du pouvoir en Afrique serait de plus en plus conforme à la doxa et aux normes occidentales, c’est-à-dire de moins en moins clanique et de plus en plus asexué. Ce n’est (hélas ou non) pas le cas : je ne connais pas un seul État qui ne soit, à un degré ou à un autre, familial et népotique. Certes, seules trois républiques, le Gabon, le Togo et le Tchad, sont aujourd’hui dirigées par des « fils de », mais d’autres attendent leur tour dans les capitales voisines, et même si la notion de pouvoir sexuellement transmissible est de plus en plus rejetée par les populations, la « politique du ventre » (titre d’un livre presque culte du même Jean-François Bayart) au sens strict du terme a encore de beaux jours devant elle.

On sait combien l’hégémonie sexuelle du mâle blanc et les hiérarchies raciales ont été consubstantielles à l’organisation des pouvoirs coloniaux. On voit aujourd’hui combien ceux qui leur ont succédé ont su lier leurs familles à leurs entreprises politiques et les lits conjugaux (ou extra-conjugaux) aux fauteuils présidentiels.

François Soudan/Jeune Afrique.

Mots clés: AfriqueDictature
Article précédent

Togo /1er mai : LATC lance un appel à une prise de conscience auprès des travailleurs

Prochain article

Togo : “C’est nous les députés qui manquons d’initiatives pour le contrôle de l’action gouvernementale”, Gerry Taama

D'autres Articles

Captures d’écrans du compte X (ex-Twitter) de la présidence du Niger montrant Goïta, Traoré et Tiani signant le Charte de « l’Alliance des Etats du Sahel ». © DR
AFRIQUE

L’AES condamne l’attaque américaine contre le Venezuela

La Confédération des États du Sahel (AES) a vigoureusement condamné l’opération militaire menée par les États-Unis sur le territoire de...

par Info du pays
8 janvier 2026
Où va la Cedeao ? Quelques réflexions juridiques à partir du cas nigérien
AFRIQUE

Edito: Nigeria, le géant aux pieds d’argile ?

Le 25 décembre 2025, des frappes américaines ont visé des cibles terroristes dans le Nord-Ouest du Nigeria, précisément dans l’État...

par Info du pays
29 décembre 2025
France – Afrique : Quand sonne le glas de la domination française en Afrique ?
AFRIQUE

France – Afrique : Quand sonne le glas de la domination française en Afrique ?

Jadis présentée comme une extension naturelle de la France, l’Algérie s’apprête aujourd’hui à franchir un cap historique en envisageant une...

par Info du pays
25 décembre 2025
Les vraies raisons du discret aller-retour de Faure Gnassingbé à Niamey
AFRIQUE

Les vraies raisons du discret aller-retour de Faure Gnassingbé à Niamey

Alors que le Bénin avait échappé à une tentative de coup d’État deux jours plus tôt, le président du Conseil...

par Info du pays
20 décembre 2025
Afrique :  L’aide dans notre culture n’apporte aucune gratification immédiate
AFRIQUE

L’Afrique, saura-t-elle se faire une place dans la nouvelle géopolitique mondiale ?

Le rapprochement visible entre les Etats-Unis et la Russie va-t-il se confirmer par une alliance inédite entre les deux grandes...

par Info du pays
20 décembre 2025
Prochain article
Togo : “C’est nous les députés qui manquons d’initiatives pour le contrôle de l’action gouvernementale”, Gerry Taama

Togo : “C’est nous les députés qui manquons d’initiatives pour le contrôle de l’action gouvernementale”, Gerry Taama

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

FACEBOOK

A Lire aussi...

Togo/Dissémination des rapports ITIE 2021 et 2022 : Quand le secrétariat technique « oublie » et « se substitue » au groupe multipartite

Togo/Dissémination des rapports ITIE 2021 et 2022 : Quand le secrétariat technique « oublie » et « se substitue » au groupe multipartite

12 janvier 2026
Fausse information sur TikTok : l’OTR met en garde contre une prétendue vente aux enchères

Fausse information sur TikTok : l’OTR met en garde contre une prétendue vente aux enchères

12 janvier 2026
Togo : 2026, ou la fin du mythe de l’homme providentiel

Togo : 2026, ou la fin du mythe de l’homme providentiel

12 janvier 2026
Pierre S. Adjété | Photo de courtoisie : PSA

L’Afrique est aussi sa diaspora… Tant mieux !

12 janvier 2026
Togo Actualite - Premier site d'information du Togo

Sans partenariat avec togoactualite.com, la reprise des articles même partielle est strictement interdite.
Nous poursuivons tout contrevenant

Nous sommes Togo Actualité, l’information en temps réel sur le Togo et l’Afrique.
Les raisons de la création du site togoactualite sont plusieurs :

Fournir les informations fiables sans déformation via notre site internet.
Permettre à la diaspora togolaise d’être informée de ce qui se passe dans notre cher pays.
Nouer des partenariats avec d’autres sites d’information.
Faire mieux connaître notre Togo à travers des débats, vidéos, nos cultures, etc…
Permettre à nos abonnés de nous suivre et d’animer des débats dans le respect.

Nos Rubriques

  • A ne pas rater Togo
  • Actualités
  • AFRIQUE
  • CAN
  • CHRONIQUES
  • Communiqué
  • Conseil des ministres
  • COOPÉRATION
  • CULTURE
  • DIASPORA
  • Diplomatie
  • ECONOMIE
  • Editorial
  • EDUCATION
  • FAITS DIVERS
  • FENETRE SUR L'AFRIQUE
  • Fenêtre sur l'Afrique
  • HIGH TECH
  • IMPORTANT
  • INTERNATIONAL
  • Interview
  • JUSTICE
  • MEDIA
  • MONDE
  • NÉCROLOGIE
  • OPINION
  • POLITIQUE
  • Rubriques+
  • SANTE
  • SOCIÉTÉ
  • SPORT
  • Sports
  • TOGO
  • TOGO ACTUALITÉ
  • vidéos

Toute l’actualité togolaise

INFO PLUS

  • All
  • Interview
  • POLITIQUE
Kofi Yamgnane : « La libération nationale ne se négocie pas »

Kofi Yamgnane : « La libération nationale ne se négocie pas »

10 janvier 2026
Hodabalo Awate | Photo: DR

Togo : Awaté Hodabalo suspend les recrutements dans les communes

9 janvier 2026
Le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Kanka-Malik Natchaba

Togo : Malick Natchaba nommé Directeur général de la SALT

9 janvier 2026
Togo/découpage électoral : la nouvelle demande de l’ANC au Gouvernement

Togo : Après les libérations, l’ANC exige réparation et prise en charge des anciens détenus

9 janvier 2026
Togo-Visite aux détenus : L’ASVITTO plaide pour la levée de l’interdiction

Libération des prisonniers politiques : Encore un acte manqué

7 janvier 2026
  • QUI SOMMES-NOUS ?
  • NOUS ECRIRE

© 2021 Togoactualite — Tous droits réservés

Welcome Back!

OR

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
Pas de résultat
Afficher tous les résultats
  • ACCUEIL
  • TOGO ACTUALITÉ
    • POLITIQUE
    • Actualités
  • Rubriques+
    • CHRONIQUES
    • Diplomatie
    • OPINION
  • DIASPORA
    • FENETRE SUR L’AFRIQUE
    • Fenêtre sur l’Afrique
  • ECONOMIE
  • INTERNATIONAL
    • AFRIQUE
    • MONDE
  • SPORT
    • CAN
    • TOGO
  • FORUM
  • INFOS PRATIQUES

© 2021 Togoactualite — Tous droits réservés