Une campagne chirurgicale foraine de l’ONG « Chance de Vivre » redonne la vue à des patients atteints de cataracte dans la périphérie togolaise.
Vingt-sept patients — dont dix-huit femmes — ont retrouvé l’espoir de voir à nouveau, le samedi 21 mars, au Centre médico-social (CMS) de Légbassito. Une campagne médico-chirurgicale foraine organisée par l’ONG « Chance de Vivre » leur a permis d’être opérés de la cataracte, cette affection qui, laissée sans traitement, mène inexorablement à la cécité.
Deux chambres salon meublés et climatisés avec cuisine
Découvre cette offre exceptionnelle de deux chambres, un salon meublé et climatisé avec cuisine, WC douche interne inclus situé à Adigogomé Yokoè Carrefour Kopégan non loin de la frontière TOGO-GHANA
L’opération a été menée avec méthode et rigueur. Un dépistage de masse a d’abord permis d’identifier les cas éligibles à une intervention chirurgicale. Une phase préparatoire a suivi, avant le passage au bloc opératoire. Un suivi post-opératoire est prévu pour évaluer l’évolution de l’état de santé des patients et leur niveau de satisfaction. Rien n’a été laissé au hasard dans ce parcours de soins pensé pour des populations souvent éloignées des structures sanitaires permanentes.
« La cataracte est caractérisée par l’opacification du cristallin. Elle est généralement liée à l’âge, notamment à partir de 55 ans, et peut résulter de maladies comme le diabète ou de traumatismes oculaires. »
— Dr Adzagba Mahamadou, coordonnateur de l’ONG « Chance de Vivre »
Au-delà de la cataracte, d’autres affections oculaires ont également été prises en charge lors de cette campagne, notamment les ptérygions — des excroissances de tissu conjonctif pouvant progressivement s’étendre vers la cornée et obstruer la pupille. Cette prise en charge élargie témoigne de la volonté des organisateurs d’aller au-devant de besoins de santé oculaire souvent ignorés dans les zones rurales.
L’initiative a bénéficié du soutien financier du partenaire allemand Tukolere Wamu ainsi que du Programme national de santé oculaire (PNSO). Elle s’inscrit dans le cadre plus large de la lutte contre les maladies oculaires évitables, en particulier celles susceptibles d’entraîner la cécité — un enjeu de santé publique majeur dans les pays à revenus intermédiaires où l’accès aux soins ophtalmologiques demeure insuffisant.
Les localités bénéficiaires de cette campagne sont Légbassito, Apéssito, Amérinta, Djidjolé et Notsè. Des communautés rurales et semi-urbaines dont les habitants parcourent parfois de longues distances pour accéder à des soins de base. Pour beaucoup d’entre eux, une telle campagne foraine représente souvent la seule opportunité réaliste d’une consultation ophtalmologique spécialisée.
Créée en 2010, l’ONG « Chance de Vivre » a progressivement élargi ses domaines d’action : encadrement des jeunes, lutte contre les grossesses précoces et le VIH/Sida, construction et réhabilitation d’infrastructures scolaires et sanitaires. Elle mène actuellement la construction d’un bâtiment dédié à la vaccination au CMS de Légbassito.
Le Dr Adzagba Mahamadou a exprimé sa volonté de voir cette initiative s’étendre à d’autres localités de l’intérieur du pays, afin que les populations rurales les plus éloignées puissent en bénéficier. Une ambition qui résonne comme un appel aux partenaires techniques et financiers : chaque regard sauvé, c’est une vie rendue à la pleine dignité.

















