La Confédération des États du Sahel (AES) a vigoureusement condamné l’opération militaire menée par les États-Unis sur le territoire de la République bolivarienne du Venezuela, une intervention qui aurait conduit à l’enlèvement du président vénézuélien Nicolás Maduro et de son épouse.
Dans un communiqué rendu public ce jeudi à Ouagadougou, l’AES dit avoir suivi « avec une vive préoccupation » les informations faisant état de cette opération armée, qu’elle qualifie d’ingérence inacceptable dans les affaires internes d’un État souverain. Pour l’organisation sahélienne, l’usage de la force contre la souveraineté, l’intégrité territoriale ou l’indépendance politique d’un pays constitue un acte d’agression caractérisé, en contradiction flagrante avec les principes fondamentaux du droit international.
Attachée à la défense de la souveraineté des États et au respect strict des normes internationales, l’AES condamne fermement cette action, qu’elle juge contraire à la Charte des Nations Unies. Elle déplore, par ailleurs, le fait que cette violation émane d’un membre permanent du Conseil de sécurité, censé garantir la paix et la sécurité internationales.
Selon la Confédération, cette intervention unilatérale illustre une fragilisation préoccupante de l’ordre international, avec des répercussions potentiellement graves sur la stabilité mondiale. Face à cette situation, l’AES appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies à assumer pleinement ses responsabilités en condamnant clairement l’action militaire américaine et en œuvrant au rétablissement de la légalité internationale.
Dans son communiqué, l’organisation réaffirme également son attachement à un ordre mondial fondé sur l’égalité souveraine des États, le respect mutuel et le règlement pacifique des différends. Elle exprime enfin sa solidarité avec le peuple vénézuélien, dont la souveraineté aurait été bafouée par cette intervention armée.
La Confédération des États du Sahel conclut en réitérant son engagement en faveur du multilatéralisme et du respect scrupuleux du droit international, qu’elle considère comme les seuls garants durables de la paix et de la sécurité collectives.
Le communiqué est signé par le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso et Président en exercice de la Confédération des États du Sahel.
Togoactualité

















