Le 08 Mars 2026, elles commémoraient ensemble avec leurs sœurs du monde entier, la Journée internationale des droits de la Femme. Elles, ce sont les femmes du Togo. Un instant qui nous permet de marquer un arrêt pour se demander ce que ces femmes pouvaient apporter comme changement au Togo si tous les appareils décisionnels du pays sont entre leurs mains.
Et si la transformation profonde du Togo passait enfin par une implication pleine et entière des femmes dans la gestion des affaires publiques, économiques et sociales ? La question peut paraître audacieuse. Elle est pourtant légitime, à l’heure où les défis nationaux exigent compétence, intégrité et innovation.
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Une présence visible, mais un pouvoir encore limité
Les femmes togolaises sont omniprésentes dans l’économie informelle, le commerce, l’agriculture, l’éducation et la santé. Elles sont le socle silencieux de nombreuses familles et communautés. Sur les marchés de Lomé, de Kara ou d’Atakpamé, ce sont elles qui dynamisent l’activité économique.
En politique, des avancées sont notables. Des figures féminines siègent à l’Assemblée nationale, dirigent des institutions, occupent des postes ministériels. Cependant, la représentation ne signifie pas toujours influence réelle. La capacité à orienter les grandes décisions stratégiques reste encore inégalement répartie.
Alors, que changerait une prise de pouvoir plus affirmée et plus massive des femmes ?
En politique : vers une gouvernance plus inclusive ?
De nombreuses études internationales montrent que la participation accrue des femmes en politique favorise : Une meilleure prise en compte des questions sociales.
Une gestion plus rigoureuse des ressources publiques.
Une attention particulière à l’éducation, à la santé et à la protection sociale.
Au Togo, une plus forte implication féminine pourrait insuffler une nouvelle dynamique dans le débat public : moins de confrontations stériles, davantage de recherche de compromis et de solutions concrètes.
Il ne s’agit pas d’idéaliser, mais de reconnaître que la diversité dans la prise de décision renforce la qualité démocratique.
En économie : libérer un potentiel immense
Les femmes représentent une part importante de la main-d’œuvre et de l’entrepreneuriat informel. Pourtant, elles font face à des obstacles persistants :
Accès limité au crédit.
Difficulté d’accès à la propriété foncière.
Faible accompagnement technique et financier.
Si des politiques volontaristes favorisaient l’autonomisation économique féminine (accès au financement, formations, digitalisation des activités), l’impact sur la croissance nationale serait significatif.
Investir dans les femmes, ce n’est pas une dépense sociale : c’est un levier stratégique de développement.
En société : redéfinir les équilibres
Une véritable prise de pouvoir des femmes suppose également une évolution des mentalités. Les normes sociales, parfois rigides, freinent encore l’expression du leadership féminin.
L’enjeu n’est pas une confrontation entre hommes et femmes, mais un partenariat équilibré. Une société qui valorise pleinement les compétences féminines est une société qui multiplie ses chances de progrès.
Le “pouvoir” : symbole ou réalité ?
Parler de “prendre le pouvoir” peut susciter des craintes ou des résistances. Mais de quel pouvoir s’agit-il ?
Le pouvoir de décider.
Le pouvoir d’influencer.
Le pouvoir d’innover.
Le pouvoir de transformer.
Au fond, la véritable question est la suivante : le Togo peut-il se permettre de sous-utiliser la moitié de son potentiel humain ?
Un enjeu générationnel
La jeunesse togolaise observe. Les jeunes filles d’aujourd’hui aspirent à devenir ministres, cheffes d’entreprise, ingénieures, diplomates. Leur offrir des modèles forts et des opportunités équitables est une responsabilité collective.
Si les femmes prenaient réellement les choses en main, ce ne serait pas une révolution brutale, mais une évolution structurante. Une transition vers une gouvernance plus représentative, une économie plus dynamique et une société plus équilibrée.
Et si, finalement, la vraie modernité politique et économique du Togo passait par là ?
LTT N°253
Source : Télégramme228
















