Par Rodrigue Ahégo,
La Voix des Sans Voix
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Soutenir la candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU ne peut être perçu comme un simple acte diplomatique. Pour beaucoup, ce choix résonne douloureusement comme un rendez-vous manqué avec l’histoire et un manque d’égards envers le peuple sénégalais, et plus largement, envers les aspirations des peuples africains.
Le prix de la démocratie
On ne peut, en toute conscience, occulter les épreuves traversées par les citoyens qui se sont levés pour protéger leur modèle démocratique. Cette lutte pour préserver les institutions sénégalaises (autrefois citées en exemple sur tout le continent) a eu un coût humain terrible. Derrière les chiffres, il y a des visages :
– plus de soixante vies fauchées;
– des centaines de destins brisés par l’emprisonnement;
– le douloureux chemin de l’exil pour de nombreux compatriotes.
Un symbole contradictoire
Porter Macky Sall au sommet de la gouvernance mondiale aujourd’hui, ce serait prendre le risque de passer sous silence le sacrifice de ceux qui ont tout donné pour la liberté. Est-il juste d’honorer une ambition personnelle au détriment de la mémoire collective ?
Le rôle de l’Union Africaine
Si l’Union Africaine cherche souvent sa voix sur la scène internationale, elle a ici une occasion cruciale de protéger son intégrité morale. Plus que de simples alliances politiques, l’UA doit incarner les valeurs et les rêves démocratiques du continent. S’associer à un parcours aussi contesté reviendrait à fragiliser son propre message de renouveau.
L’éthique ne se négocie pas : elle se vit à travers des choix qui respectent le passé pour mieux éclairer l’avenir.
Un acte de conscience
Se désolidariser de cette candidature et élever la voix contre elle dépasse le cadre de la simple opposition politique. C’est, avant tout, un acte de fidélité envers ceux qui ont cru en une Afrique juste.
Prendre position aujourd’hui n’est pas seulement un devoir : c’est une question de responsabilité partagée. C’est affirmer, avec force et humanité, que les valeurs de la démocratie ne sont pas négociables et que la mémoire de nos luttes mérite d’être préservée avec la plus haute intégrité. C’est une question de dignité.















