Les centrales syndicales tirent la sonnette d’alarme face au rattachement du ministère du Travail à la présidence du Conseil. Une configuration jugée préjudiciable au dialogue social, alors que plusieurs dossiers sociaux sensibles restent sans réponse.
Les organisations syndicales togolaises ont exprimé de vives préoccupations quant au rattachement du ministère du Travail à la présidence du Conseil, une architecture institutionnelle qu’elles estiment source de confusion et d’inefficacité. Selon elles, cette situation crée un vide en matière d’interlocuteur clairement identifié pour traiter les revendications des travailleurs et compromet le bon fonctionnement du dialogue social.
Dans une déclaration commune, les centrales syndicales dénoncent une paralysie persistante du cadre de concertation entre les partenaires sociaux. Elles pointent notamment l’arrêt, depuis plusieurs mois, du Conseil national du dialogue social (CNDS), organe tripartite censé réunir le gouvernement, les employeurs et les représentants des travailleurs autour des grandes questions sociales.
Pour les syndicats, l’absence de ce cadre de discussion empêche toute concertation constructive et retarde la recherche de solutions consensuelles aux difficultés auxquelles sont confrontés les travailleurs. Ils appellent ainsi le président du Conseil, Faure Gnassingbé, à prendre des mesures urgentes pour relancer le CNDS et rétablir un dialogue social effectif.
Parmi les préoccupations majeures mises en avant figurent la cherté persistante de la vie, les difficultés d’accès à l’eau potable et à l’électricité, ainsi que les entraves à l’exercice des libertés syndicales. Les organisations syndicales dénoncent en particulier certaines dispositions du nouveau Code du travail, qu’elles estiment restrictives pour l’activité syndicale et défavorables à la protection des travailleurs.
À ces inquiétudes s’ajoute le dossier des licenciements récemment intervenus à Sunu Bank. Ces suppressions d’emplois suscitent une vive émotion au sein du mouvement syndical, qui réclame des clarifications et des mesures de protection pour les travailleurs concernés.
Face à l’accumulation de ces tensions sociales, les syndicats préviennent que seule une reprise franche et inclusive du dialogue social permettra d’apaiser le climat et de répondre de manière durable aux attentes des travailleurs.














