Par Rodrigue Ahégo,
La Voix des Sans Voix
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C’est un véritable séisme qui secoue le football africain. En transformant une victoire acquise à la sueur du front sur le terrain en une défaite administrative sur tapis vert, la Commission d’Appel de la CAF vient de commettre un attentat contre l’éthique sportive.
Le football africain vit l’une de ses heures les plus sombres. Alors que le Sénégal n’a pas fini de célébrer son titre de champion d’Afrique acquis de haute lutte contre une forêt d’obstacles et d’irrégularités, la Commission d’Appel de la CAF décide, d’un trait de plume méprisant, d’inverser le cours de l’histoire en offrant le trophée au Maroc sur tapis vert. Inique. Arbitraire. Scandaleux.
Il s’agit tout simplement de l’assassinat de la souveraineté de l’arbitre.
Depuis quand une commission, calfeutrée dans des bureaux au Caire, peut-elle se substituer à l’homme en noir sur la pelouse ? La Loi 5 de l’IFAB est pourtant claire : «l’arbitre est le seul maître du terrain». S’il a décidé d’une suspension temporaire et non d’un arrêt définitif, si le match a repris, si le penalty a été tiré et si le coup de sifflet final a retenti, le résultat est sacré. En invoquant un « abandon » là où il n’y a eu qu’une interruption de jeu, la CAF piétine la fameuse Field of Play Doctrine chère au Tribunal Arbitral du Sport (TAS).
Il s’agit tout simplement du viol de la sécurité juridique.
Comment peut-on homologuer un résultat, remettre un trophée devant les caméras du monde entier, puis décider, 48 heures plus tard, que tout cela n’était qu’une illusion ? L’usage abusif de l’article 84 du règlement de la CAF est une insulte à l’intelligence des sportifs. Un « abandon » implique une rupture définitive. Or, les Lions sont revenus, ils ont joué, ils ont gagné. Requalifier cet incident a posteriori n’est pas de la justice, c’est de la falsification de palmarès.
Il s’agit tout simplement d’une sanction disproportionnée et délirante.
Retirer un titre continental pour 15 minutes d’arrêt de jeu, alors que l’équité a été préservée par la reprise du match, est une décision ultra-vires. C’est utiliser un marteau-piqueur pour écraser une mouche. C’est surtout créer un précédent dangereux. Désormais, les matchs ne se gagneront plus dans les stades, mais dans les couloirs obscurs des commissions de recours.
« On ne gagne pas une Coupe d’Afrique avec des formulaires administratifs, on la gagne avec ses tripes sur le rectangle vert ».
Le Sénégal a raison de porter l’affaire devant le TAS. Il ne s’agit plus seulement de défendre un trophée, mais de sauver ce qui reste de crédibilité au football africain. Si cette décision n’est pas annulée, c’est l’idée même de « victoire sportive » qui sera enterrée.
Lions de la Teranga, gardez la tête haute. Le monde a vu qui était le champion sur le terrain. La CAF, elle, a choisi son camp et c’est malheureusement celui du chaos.
















