L’ affaire rocambolesque de la CAN 2025 jouée au Maroc et gagnée sur le terrain par le Sénégal, perturbateur d’une victoire pre- programmée pour le Maroc, veut enlever aux citoyens de ce continent le seul élément qui leur restait encore comme motif de joie de vivre, le foot.
C’est terrible mais, cette fois-ci, le bouchon est poussé tellement loin que le ridicule et l’inconsistance des institutions africaines sont devenus, de manière évidente, la boue (cf. Jésus qui a guéri un aveugle) qui servirait à ouvrir les yeux des aveugles dont les oreilles ont été antérieurement débouchées par les tintamarres de l’irrationnelle et de l’inénarrable décision de la CAF.
Deux chambres salon meublés et climatisés avec cuisine
Découvre cette offre exceptionnelle de deux chambres, un salon meublé et climatisé avec cuisine, WC douche interne inclus situé à Adigogomé Yokoè Carrefour Kopégan non loin de la frontière TOGO-GHANA
Le ridicule ne tue plus en Afrique mais il peut de-voiler les odeurs nauséabondes d’un objet savamment emballé dans une boîte en or, convoitée à cause de la valeur du précieux métal.On serait prêt, à cause de l’or, à supporter les désagréables odeurs.
Mais est-ce d’ailleurs de l’ or vrai et pur, passé par le feu? Difficile de l’affirmer car la voracité de l’avoir peut, parfois, faire perdre le moment de l’incontournable discernement.
Si au Maroc, la déception a hypnotisé toute la population et que personne n’ a pu ramener les dirigeants de la fédération à la raison en leur faisant voir l’incongruité de leur réclamation, n’ y aurait-t-il pas, dans une instance continentale, la CAF, aucun sage pour voir et faire comprendre qu’une décision juridique au problème serait une aberration en tenant compte de la nature même de l’objet et du contexte ?
Des institutions problématiques et pas toujours crédibles peuvent-elles continuer à être la Norme, la Référence et l’Étalon pour ses éléments et ses membres ?
Quel peut être l’honneur et la gloire pour un sportif battu sur le terrain aux yeux de tout le monde et rehaussé après en catimini et de façon abracadabrantesque sur le sommet de la montagne alors qu’il aurait été éliminé depuis même dans un système basé sur l’impartialité ?
Même s’il est vrai que le droit est là aussi pour trancher les différends, ici tous les éléments en place ne peuvent pas conduire à l’évocation des articles cités pour revendiquer le titre perdu. Car l’arbitre a fait reprendre le match, il n’ a pas constaté l’abandon du match, il a fait reprendre le match jusqu’ à la fin. Il a rendu son verdict. Et les officiels de la CAF et même de la FIFA ont été présents au moment de la remise du trophée. Le cas jugé correspond-il au cas prévu par les textes ou bien veut-on forcer la main au droit?
Sans nier l’importance du droit, le droit résoud-il tous les problèmes ?
Le droit ne tombe pas du ciel il provient d’ une vision, il est un outil de régulation mais aussi de pacification. Il est au service du vivre ensemble dans la Justice. Et quand on recherche le légitime, on se rend vite compte que le légal n’est pas toujours le légitime et que le légitime a aussi besoin du légal pour jouer son rôle de régulation. D’ où il faut aller, quand cela est nécessaire à l’esprit, pour ne pas se murer dans le texte pris à la lettre.
Revenons à la finale de la CAN 2025. Et si Brahim DIAZ avait marqué le penalty?
Ce joueur si talentueux avait-il voulu sauver l’honneur de tout un pays ou a-t-il volontairement raté ce penalty? Lui seul le saura. Mais, il me semble que l’ Histoire retiendra, dans un tel contexte, son nom, non pour la gloire de son pays mais pour l’honneur du sport auquel il a consacré toute sa jeunesse.
Ne faut-il pas savoir s’arrêter dans un processus où tout était programmé pour faciliter les choses à l’équipe du pays hôte plutôt que de vouloir aller à tout prix retrouver ce que l’on aurait souhaité ?
Le sport serait-il un retour sur Investissement?
Où est la valeur du fair-play du foot?
Doit-on retourner sur tous les matchs jugés problématiques du Maroc durant cette CAN ?
Comment se fait- il qu’un continent qui clame si fort ces dernières années son désir d’ indépendance, d’autonomie et de souveraineté de ses institutions offre aux yeux de tout l’univers une incapacité rationnelle pour résoudre les différends en étant au-dessus des intérêts partisans.
En politique, sur le continent, on fait dire au droit tout ce que l’on veut, on revise les constitutions comme on veut, on bafoue le droit quand on est fort ou quand on a des bras longs; on a parfois de beaux textes mais inefficaces comme pour la CEDEAO, CEEAC, SADC, l’ UA etc. ce qui explique la paralysie du continent mais veut-on amplifier cela dans le sport de façon ostentatoire?
Il me semble que quand bien même la tentation de la gloire à tout prix est grande, il y a le joueur Achraf HAKIMI qui, malgré ce qu’on pourrait lui reprocher sur le terrain le jour de la finale, indique et à son pays le Maroc et à tout le continent africain le chemin de l’ honneur et des valeurs avant celui de la gloire pour éviter une gloire sans aucune résonnance.
Et de ce fait, si Sadio MANE peut être cité comme une figure qui a su faire éviter le pire à son pays, le Sénégal, Achraf HAKIMI se dé-voile ici dans cette phase, à la suite de MANE, comme une figure qui peut indiquer à son pays et à la CAF, le chemin du fair-play et de l’ Honneur.
La CAF saura-t-elle rectifier le tir au lieu de devenir une instance sans poids car elle aurait perdu une autorité, la vraie, qui est capable de se rendre compte de ses erreurs?
(Ekoué Roger, la Joie de la Croix FOLIKOUE)














