La crise autour de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2026 prend une tournure judiciaire. Dans un communiqué officiel, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) a exprimé son rejet total de la décision de la Commission d’Appel de la Confédération Africaine de Football, qui a prononcé le forfait du Sénégal au profit du Maroc.
Dès l’entame de son message, l’instance sénégalaise dénonce une décision « infondée en droit, arbitraire et manifestement disproportionnée ». Pour la FSF, ce verdict constitue une remise en cause inacceptable du résultat acquis sur le terrain, après la reprise du match et son terme effectif.
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Au cœur de son argumentaire, la fédération met en avant la souveraineté de l’arbitre, consacrée par les règles de l’International Football Association Board. Elle rappelle que l’officiel de la rencontre avait opté pour une suspension temporaire du jeu, et non pour un arrêt définitif. Le match ayant repris normalement, avec un penalty exécuté puis une issue déterminée après prolongations, la FSF estime qu’il est juridiquement infondé de parler d’« abandon ».
Dans cette logique, elle accuse la CAF d’avoir requalifié a posteriori un simple incident de jeu, en contradiction avec la jurisprudence du Tribunal Arbitral du Sport, notamment le principe de la « Field of Play Doctrine », qui protège les décisions arbitrales prises sur le terrain.
La FSF va plus loin en dénonçant une erreur manifeste dans l’application de l’article 84 du règlement de la CAF. Selon elle, la notion d’abandon implique une interruption définitive de la rencontre, ce qui n’a pas été le cas. Elle insiste également sur le fait que le match a été mené à son terme, validé, et que le trophée a été officiellement remis, ce qui rend ce revirement particulièrement problématique sur le plan de la sécurité juridique.
Autre point de crispation : la sévérité de la sanction. La fédération juge disproportionné le retrait d’un titre continental pour un arrêt de jeu d’une quinzaine de minutes, estimant que l’équité sportive a été respectée.
Face à cette situation, la FSF hausse le ton. Elle met en demeure la CAF de suspendre l’exécution de la décision et de geler toute procédure visant à attribuer le trophée au Maroc. Dans le même temps, elle annonce son intention de saisir le Tribunal Arbitral du Sport dans un délai de 48 heures afin d’obtenir l’annulation pure et simple de la décision.
Elle exige par ailleurs la transmission immédiate du rapport de l’arbitre et des officiels de match, des éléments jugés essentiels pour assurer sa défense.
En cas de silence ou de refus de la part de la CAF dans les prochaines 24 heures, la Fédération Sénégalaise de Football prévient qu’elle engagera une procédure d’urgence devant le TAS, avec demande de mesures conservatoires.
Ce bras de fer ouvre désormais la voie à une bataille juridique majeure, dont l’issue pourrait avoir des répercussions importantes sur la crédibilité des compétitions africaines.
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