Le 28 février, ADDI a rendu public un communiqué relatif au fonctionnement du Cadre Permanent de Concertation (CPC).
En français facile, que veut dire ADDI ?
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Depuis sa création, ADDI a toujours défendu le principe d’un dialogue politique permanent, sincère et inclusif. C’est dans cet esprit de responsabilité nationale qu’elle a accepté de participer au CPC, convaincue qu’il devait être un cadre sérieux de discussion sur les questions majeures qui engagent l’avenir du pays.
Mais les faits sont têtus.
ADDI a constaté que le CPC, au lieu d’être un véritable instrument de recherche de solutions consensuelles, fonctionne trop souvent comme un simple espace de discussions sans conséquences politiques concrètes. Les consensus obtenus ne se traduisent presque jamais en décisions gouvernementales. Le dialogue ne peut pas être un exercice de façade.
Plus grave encore :
• Les membres du CPC n’ont pas été informés du changement de Constitution, pourtant fondamental pour la vie nationale.
• Les conclusions de la mission d’audit de l’Organisation internationale de la Francophonie sur le fichier électoral de 2023 n’ont jamais été communiquées, malgré les demandes répétées d’ADDI.
• La composition de la CENI n’a pas été revue conformément aux résultats des élections législatives de 2024.
• Même si ADDI salue la libération de détenus politique depuis décombre 2025, des citoyens continuent d’être détenus pour leurs opinions politiques.
• Le découpage électoral a été effectué unilatéralement, aggravant les déséquilibres dans la représentation nationale entre préfectures.
Ces éléments traduisent une absence manifeste de volonté politique de décrispation et de réforme. Le régime en place donne le sentiment d’utiliser le CPC comme un instrument de légitimation, plutôt que comme un cadre de transformation réelle.
ADDI refuse d’être complice d’un dialogue sans effet.
Toutefois, par sens des responsabilités et par fidélité à son engagement en faveur de la paix civile et du vivre-ensemble, ADDI accepte encore de participer aux travaux du CPC. Cette participation n’est ni naïveté ni résignation : c’est un choix politique assumé, mais conditionnel.
Le CPC doit évoluer. Il doit devenir :
• un cadre transparent ;
• un espace où tous les sujets d’intérêt national peuvent être abordés sans tabou ;
• un mécanisme dont les conclusions ont une traduction institutionnelle claire.
Pour ADDI, les thèmes suivants doivent être inscrits dans l’ordre du jour du CPC :
1. La recherche d’une Constitution véritablement consensuelle ;
2. La réforme profonde du cadre électoral ;
3. La relecture de la charte des partis politiques ;
4. La révisions de la loi sur les manifestations publiques ;
5. Des mesures urgentes et concrètes contre la vie chère ;
6. Un débat national sur la corruption et la violence politique.
Comme le rappelle Alpha Blondy : « Tout change, tout évolue ; seuls les imbéciles ne changent pas. »
Le temps des ajustements cosmétiques est révolu. Des réformes substantielles de la composition, du fonctionnement et des suites données aux travaux du CPC sont indispensables.
ADDI sera conséquente : sa participation future aux travaux du CPC dépendra de la prise en compte effective de ses propositions. Le dialogue oui. L’illusion du dialogue, non.
Tchabouré Aimée GOGUÉ














